Données fidèles au 10 novembre 2005

Une belle histoire

Je me nomme Serge Rappaille et je suis né à Uccle (Belgique) le 16 mai 1970. Passionné de Lego ™ et de peinture depuis ma tendre enfance, je me suis peu à peu tourné vers des études de comptabilité après d'infructueuses mais néanmoins amusantes candidatures au Cercle de Philosophie et lettres de l'Université Libre de Bruxelles (ULB).

Doué pour les chiffres, cette reconversion fut ponctuée par un premier emploi au sein d'un Cabinet d'expertise comptable au sein duquel j'exerça mes doigts à l'encodage des factures et plus tard ma créativité dans de multiples consolidations, fusions et acquisitions. Je deviens « Account Manager », en charge d'une dizaine de comptes dans l'entreprise. Nous sommes en 1993.

Un cinquième de lustre plus tard, me voilà saluant le drapeau national avec deux petites barrettes sur l'épaule. L'occasion pour moi de découvrir qu'à Koksijde on n'y passe pas que des vacances et qu'à l'état major de la Force Aérienne, les nuits ne sont jamais courtes. C'est avec un pincement au cœur que je quittais le 20 Wing Support et l'amicale des anciens officiers de campagne pour revenir, à l'issue de ces 12 mois, à la vie active.

Souhaitant changer d'horizon, je m'inscris chez Manpower pour y être employé sur le champ par une célèbre boutique de la Galerie du Roi suivi trois semaines plus tard par un engagement comptable chez Retail Adventures sprl. Mieux connue sous le nom de "La boutique de Tintin près-de-la-grand-place". J'ai 24 ans et un costume italien.

Quelques mois plus tard, une augmentation de Capital renverse subitement la majorité au sein de l'actionnariat et me voici propulsé avenue Louise, dans les bureaux de la Fondation Hergé asbl pour le compte de la société (moins) anonyme Moulinsart.

Là, tout s'enchaîne. J'accèpte la mise en réseau de deux ordinateurs par câble série. Moulinsart arrête les licences, engage, produit, stocke et satisfait de ma première expérience me commande la mise en réseau d'une cinquantaine de machines hétéroclites (pc, mac, novell) répartis sur trois sites différents (boutique, maison mère et entrepôt). Me voilà « Comptable » et « Responsable informatique ». Parallèlement, je me suis occupé de l'installation et de la configuration du logiciel comptable ainsi que de la mise en place des procédures commerciales avec la collaboration des experts comptables externes.

Trouvant la chose fort ludique, je gratte un peu plus les puces de mon PC. Internet n'étant encore qu'aux portes de l' Europe des 12, je propose de développer moi-même les premiers jalons d'un site officiel. Sans budget, gratuitement, depuis mon domicile. Le projet est accepté, les premières page de Tintin.be voient le jour, suivies de près par celles de Moulinsart.be

Aidée de cette figure emblématique de la bande dessinée, je réunis peu à peu une dizaine d'amateurs à l'étranger. Ces derniers collaborèrent à la traduction du site en espagnol, en portugais, en anglais, en néerlandais avec un timide démarrage en japonais. D'autres rédigeaient des articles. Tous sous ma direction. Ce qui me permit de dégager du temps pour mettre en place des interfaces d'administration à distance ainsi qu'un forum modéré, nous sommes en 1995. Pour ce faire il me fallait un outil de programmation simple. Une boîte verte estampillée "Coldfusion 3.1" allait bientôt m'être livrée. Pourquoi pas...

Le site fait des émules. La maintenance du parc informatique est sous-traitée. Je peux enfin prendre du recul. Je suis invité comme orateur à la Foire du Livre et succède à Benoît Peeters dans la bilbliothèque des Jardins Botaniques sur le thème des nouvelles formes du livre.

Nous sommes en 1997. Je suis à présent le digne et très jeune « représentant du département Multimédia » de Moulinsart et passe mon temps entre Paris, Bruxelles et Lyon pour débattre des projets audiovisuels avec, entre autres, Infogrames et les Editions Atlas. Tintin.be compte plusieurs centaines de pages, plusieurs milliers de visiteurs par mois et bénéficie d'une presse élogieuse en des temps où Moulinsart est pointé du doigt pour son mercantilisme.

Un an plus tard, le réseau est en place, les licences audiovisuelles sont renouvelées et de nouveaux projets créatifs engagés (Tintin 3D sur Playstation, ateliers d'impression sur PC avec Infogrames, encyclopédie tirée des fiches Tintin avec les Editions Atlas, etc.) . Stéphane Steeman revend sa collection, les « Amis de Hergé » reçoivent un coup de pouce de Moulinsart en mettant à disposition les illustrations nécessaires. En contre partie, elle bénéfice d'une pleine page pour y faire la promotion de ses activités. Devinez qui s'en occupe ?

Milieu des années 90, Casterman licencie et quelques responsables techniques et d'édition sont remerciés. Certains d'entre eux sont chaleureusement invités à travailler au sein de la Fondation ou dans les studios de création de Moulinsart. Mes fonctions sont convoitées, le lobbying commence.

Fatigué mais néanmoins soutenu par Nick Rodwell , je décide de poursuivre ma collaboration en tant que « Consultant » et accèpte la proposition d'Atos Belgium, aujourd'hui Atos Origin, anciennement Marben, de développer ses projets Internet au sein de l'entreprise, boulevard du Souverain. C'était le 18 octobre 1998.

Quelques mois plus tard, Coldfusion devient l'un des produits officiels de la Commission Européenne. Je suis à présent « Consultant » pour Atos, et coordonne à Bruxelles une cellule de recherche et développement employant les outsourcés en attente de nouveaux contrats. Je profite également des formations octroyées par l'entreprise pour suivre quelques cours de sur la gestion de projet et l'assurance qualité (cf. certification ISO) en passant par le Data Workflow chez Eastman Software (Kodak) à Paris.

Le transfert technologique des développement de la C.E. jouant en ma faveur, je donne une série de formations à des développeurs PowerBuilder. Atos signe un accord avec le Forem, je poursuis ma carrière d'instructeur en donnant des cours sur le site industriel de Charleroi à des groupes de 20 personnes avec un engagement à la clé pour les meilleurs d'entre eux. Cette activité est appelée Atos Institute.

Début 2000, Atos France audite Atos Belgique, l'antenne belge sera décapitée. Quelques mois plus tard, certains contrats cadres montrent des signes de faiblesse. On me parle d'une régie publicitaire qui recherche un développeur Coldfusion Senior sachant faire preuve de diplomatie. Je relève ce nouveau défi. Atos est approché par Origin. Les contrats cadres sont renégociés, certains ne seront pas renouvelés ou réaménagés par la C.E. au bénéfice de Trasys (ce inclus les développements Coldfusion). J'ai vu juste.

16 mai 2000. Je fête mon anniversaire avec une nouvelle carte de visite, « web developer » chez RMB. Aujourd'hui « web project manager » (c'est plus joli), je m'occupe de tous les aspects techniques liés au développement et à la programmation des projets Internet de l'entreprise (RMB.be, Canneslions.be, CIM, Intranet, e-mailings, e-cartes, concours, etc.)

2002, je souffle la poussière de mon registre de commerce et je lance Create2.be. Une dizaine de projets s'engrangent, Coldfusion pour commencer, ASP puis PHP. J'ajoute une corde supplémentaire en me spécialisant dans le référencement. Je crée une charte graphique pour les uns, des bandeaux publicitaires pour les autres (destinés aux transports urbains). Passe au XHTML 1.0 strict, aligne mes développements aux normes 508 et AA(A). Aussi l'aise avec photoshop CS qu'avec Xpress ou Flash (AtionScript), je comble un dernier vide avec Carrara d'Amapi pour la création 3D (de la main droite) et lis mes premières lignes du manuel de mon Nikon D70 (de la main gauche).

Avril 2005, me vient l'idée de développer un annuaire belge des livraisons et prestations à domicile. En Remi Bricka du Web, j'y assure tour à tour le poste de développeur, de graphiste, de rédacteur, de référenceur, de commercial et d'administrateur. Livado.be est né, la progression en terme de visites est fulgurante.

Fort de ce succès, je lance Podcast Player.com en avril 2006. La bataille avec les Mamouths du podcasting est rude mais chaque jour de plus est une petite victoire. Debriefing en 2007.

La suite nous réserve plein de surprises.